🔰 · L’accident du 13 octobre 1972

Le 13 octobre 1972, quarante-cinq personnes dont la plupart jouent dans l’équipe de rugby Fuerza Aérea Uruguaya universitaire des « Old Christians » de Montevideo se trouvent sur le vol 571 à destination de Santiago. Le pilote avertit la tour de contrôle de Santiago de l’atterrissage de l’avion vers 15 h 30. Mais quelques minutes plus tard, la tour de contrôle essaie de contacter à nouveau l’avion, mais aucune réponse…

L’avion s’est écrasé dans La Cordillère des Andes. Six personnes décèderont, dont le pilote. Huit personnes et trente-et-une personnes survivront dans ces conditions extrêmes allant jusqu’à -30 degrés. Une nuit, cinq personnes périront du froid et de leurs nombreuses blessures. 16 jours plus tard, le 29 octobre 1972, une avalanche se déclenche et cause la mort de sept autres personnes. 

Au fil des jours, quatre personnes supplémentaires décédèrent de graves blessures et d’une tempête de neige. Au début du mois de décembre, les températures remontent, les survivants sont conscients que leur seul espoir est d’aller chercher de l’aide: Nando Parrado, Roberto Canessa et Antonio Vizintin décident d’aller vers le Chili chercher du secours. Malheureusement, Antonio se blesse lors de la troisième journée et retourne vers l’avion.

Le 20 décembre, après huit jours de marche et d’escalade à travers les montagnes, soit soixante-huit jours après l’accident, les survivants aperçoivent enfin des vallées vertes. Ils préviennent les autorités le lendemain. Le 23 décembre 1972, les autorités sauvent les seize derniers survivants.

Peu après, les rescapés décident de tout expliquer à la presse, et disent exactement ceci : « le jour est arrivé où nous n’avions plus rien à manger, et nous nous sommes dits que si le Christ, pendant la Cène, avait offert son corps et son sang à ses apôtres, il nous montrait le chemin en nous indiquant que nous devions faire de même : prendre son corps et son sang, incarné dans nos amis morts dans l’accident […] Et voilà, ça a été une communion intime pour chacun de nous… C’est ce qui nous à aider à survivre ». Le pape en personne, Paul VI, interviendra en 1972 pour dire que l’Église catholique leur donne raison ; selon lui, les survivants n’ont commis aucun péché. En 1982, Carlos Páez Vilaró écrit un livre à propos de ce sujet parce que son fils Carlos Páez Rodríguez était un rugbyman qui fait partie des seize survivants.

Une histoire fascinante que je vous invite à lire !